Fermes de toit apparentes et colonne en acier, intérieur moderniste, années 1960 — Archive & Atlas
An interpretation of depth — not a measured reconstruction
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Fermes de toit apparentes et colonne en acier, intérieur moderniste, années 1960 — Archive & Atlas

Unattributed 1960–1969

AA-2026-2EDE1E

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On the image

Quelqu'un a pointé l'appareil droit vers le haut, ce que l'on faisait dans les années 1960 lorsqu'un bâtiment tenait à faire savoir qu'il n'avait rien à cacher. Les fermes en bois peintes en jaune se croisent au plafond en un X, fièrement structurelles, car c'était la décennie où les architectes avaient décidé que dissimuler le squelette d'un bâtiment relevait d'une forme de faute morale. Une colonne en acier traverse un collier de terre cuite bien ajusté, l'assemblage exécuté avec l'assurance tranquille d'une époque qui présumait que le béton coulé et le bois peint vieilliraient exactement avec la grâce promise par les plans.

Le bord de la poutre en béton, au premier plan, capte la lumière d'une manière qui suggère que quelqu'un documentait cela délibérément, et non par admiration accidentelle. C'est le genre de photo de détail qu'un étudiant en architecture, ou le service de relations publiques du bâtiment lui-même, prenait pour prouver l'honnêteté de l'assemblage : pas de plafond en plâtre faisant semblant que le toit n'était pas plein d'angles et de cheminements de charge. Celui ou celle qui se tenait là faisait confiance au fait que, trente ans plus tard, on se soucierait encore de la façon dont les poutres rencontraient le poteau.

Ils avaient raison, au sens restreint que quelqu'un a conservé ce cliché. Le bâtiment lui-même, quel que soit le hall ou le pavillon auquel il appartenait, a entre-temps continué d'être ordinaire, accomplissant le travail peu glorieux de soutenir son propre toit pendant que personne ne regarde.

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