Parterre de Roses Multicolores, Jardin de Banlieue, Années 1960 — Archive & Atlas
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Parterre de Roses Multicolores, Jardin de Banlieue, Années 1960 — Archive & Atlas

Unattributed 1960–1969

AA-2026-225237

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On the image

Quelqu'un, dans les années 1960, a décidé qu'une seule couleur de rose était une ambition insuffisante, et ainsi des fleurs rouges, jaunes, roses et blanches ont toutes été persuadées de pousser à moins d'un pied l'une de l'autre, soit par une conception soigneuse du massif, soit par greffage de plusieurs variétés de porte-greffe sur une racine unique. Le résultat photographique s'apparente à un triomphe de la planification horticole, ce qui était exactement l'effet recherché par le jardinier, car un parterre de roses à cette époque parlait moins des fleurs que de démontrer qu'un ménage possédait à la fois les loisirs et la discipline pour garder quelque chose en vie intentionnellement.

La terre nue et ratissée derrière les fleurs fait son propre travail discret, révélant une cour entretenue avec une propreté obsessionnelle qui considérait les mauvaises herbes comme une faute morale. Personne n'a cadré ce cliché pour en faire de l'art ; il a été pris pour prouver l'existence des roses, comme on photographiait une voiture neuve ou une terrasse finie. Les fleurs, inconscientes d'être une preuve, ont simplement continué à s'épanouir.

The historian's note

Les plantations de roses multicolores de ce type constituaient une caractéristique des jardins de banlieue américains dans les années 1960, à une époque où les roses hybrides de thé et les roses floribunda étaient largement commercialisées et où les sociétés de roses domestiques encourageaient la culture amateure comme un loisir respectable, voire compétitif. L'association de plusieurs variétés de couleurs dans un même massif, ou la greffe de plusieurs sur un porte-greffe partagé, était une pratique courante promue par les catalogues de pépinière de l'époque pour maximiser la variété visuelle sur de petits terrains résidentiels.

La terre nue bien entretenue visible autour des plantes reflète les conseils horticoles contemporains, qui favorisaient les massifs cultivés et sans mauvaises herbes plutôt que les bordures naturalistes. La photographie de jardin domestique de ce type, généralement prise sur film diapositive couleur, était courante à la fois pour l'archivage personnel et pour la participation à des concours de clubs de jardinage locaux, qui constituaient des activités civiques populaires au cours de cette décennie.

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